« [...] le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...]
Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. Et ils se croient capables, de ce seul fait, de diriger le pays. »
Charles DE GAULLE (cité par Alain Peyrefitte dans « C’était De Gaulle », Fayard)
L’Académie de la Carpette anglaise a été créée en 1999 par quatre associations de défense et de promotion de la langue française :
La « Carpette anglaise » décerne chaque année un prix d'indignité civique attribué à un membre des « élites françaises » qui s'est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir en France la domination de l'anglo-américain au détriment de la langue française.
Note : on peut remarquer que TROIS ministres du précédent gouvernement FILLON (et toujours deux de l'actuel), sous la responsabilité du Président $ARKOZY, se sont particulièrement fait remarquer comme participants très actifs à la destruction de l'une des toutes premières langues mondiales : celle du pays qu'ils dirigent !
Jean-François COPÉ, alors secrétaire général de l’UMP,
pour promouvoir avec vigueur l’usage de la langue anglaise de la maternelle aux grandes écoles et pour programmer aux heures de grande écoute de la télévision publique en langue anglaise sous-titrée en français, et faire de cette volonté l'un des enjeux de son parti pour la prochaine élection présidentielle.
Martine AUBRY, alors première secrétaire du Parti socialiste,
et ses conseillers en communication,
pour leur recours systématique à des slogans anglo-saxons, allant par exemple du concept de « care » au grotesque slogan imprimé sur des objets dignes du pire en matière de marquetinge : « What would Jaurès do? ».
Commentaire du site Avenir de la langue française : « On ne peut que s'étonner que certains dirigeants d'un parti, qui se prétend de gauche, se vautrent dans l'anglo-américain, langue de pays qui sont à l'origine de toutes les déréglementations, de l'alignement vers le bas des politiques sociales et "cerise sur le gâteau" (comme diraient les anglomanes) de la crise financière qui plonge notre pays, l'Europe et une grande partie du monde dans le marasme et la récession. »
Richard DESCOINGS,
alors directeur de l’Institut d’Études Politiques de Paris,
pour imposer que plusieurs enseignements soient uniquement faits en langue anglaise dans certaines filières. En outre, les étudiants étrangers ne se voient pas imposer la maîtrise de la langue française pour intégrer l'école (l'anglaise étant considérée comme suffisante).
Enfin, le « lascar » correspond en anglais avec le lycée français de Madrid.
Valérie PÉCRESSE,
alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de l'État (paraît-il) Français,
pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l'enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres.
Christine LAGARDE, dites aussi, d'après Le Canard enchaîné, « Christine The Guard »,
alors ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi de l'État (paraît-il) Français,
pour avoir quelquefois communiqué en langue anglaise avec... ses services !!!
le Conseil constitutionnel,
pour ses nombreux manquements à l'article 2 de la constitution qui précise que « la langue de la République française est le français » et pour avoir déclaré « conforme à la constitution le protocole de Londres sur les brevets », permettant ainsi à un texte en langue anglaise ou allemande d'avoir un effet juridique en France.
France Télécom,
opérateur de téléphonie alors présidé par Didier LOMBARD,
pour la mise en place de services et produits aux dénominations anglaises (« Business Talk, Live-Zoom, Family Talk... »).
Claude THÉLOT,
alors président de la Commission du débat national sur l’avenir de l’école,
qui considére que « l’anglais de communication internationale » est un enseignement tout aussi fondamental que la langue française. Il préconise son apprentissage par la diffusion de feuilletons américains en versions originales sur les chaînes de la télévision française.
Bernard RAMANANTSOA,
alors directeur général du Groupe HEC,
avait déclaré en décembre 2002 : « Dire que le français est une langue internationale de communication comme l’anglais prête à sourire aujourd’hui ».
Jean-Marie COLOMBANI,
alors directeur de la publication du Monde,
pour avoir publié, sans réciprocité, un supplément hebdomadaire en anglais, constitué d'articles du « New York Times ».
Jean-Marie MESSIER,
alors PDG de Vivendi-Universal,
pour avoir imposé systématiquement l'anglais (ou, plus exactement, le globish) comme langue de communication dans ses entreprises.
Alain RICHARD,
alors ministre de la Défense de l'État (paraît-il) Français,
pour avoir obligé les militaires français à parler anglais dans le sein du Corps européen alors qu’aucune nation anglophone n’en fait partie.
Louis SCHWEITZER,
alors PDG de Renault,
pour avoir imposé l'usage de l'anglo-américain (du globish) dans les comptes rendus des réunions de direction de Renault.
Autre
bien triste sire !
Un « lascar » qui aurait sans nul doute été primé si l'« Académie de la Carpette anglaise » avait existé en 1997 :
Claude ALLÈGRE, alors ministre de l'État (paraît-il) Français :
« Les Français doivent cesser de considérer l’anglais comme une langue étrangère »
(La Rochelle, 30 août 1997)
Le « prix spécial à titre étranger » est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.
Je n'ai indiqué ci-dessous QUE les « carpettes » de la nomenklatura française qui ont « gagné » ce prix !
Jean-Louis BORLOO,
alors ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer de l'État (paraît-il) Français, pour avoir signé le traité de l’« IRENA » (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.
Ernest-Antoine SEILLIÈRE,
alors président de BusinessEurope,
pour avoir prononcé un discours en globish au Conseil européen à Bruxelles en mars 2006.
Jean-Claude TRICHET,
alors président de la Banque Centrale Européenne,
a présenté en globish la politique de l’établissement devant le Parlement européen de Strasbourg et a déclaré, lors de sa prise de fonction, « I am not a Frenchman ».
Lors de ce discours, six parlementaires français (PS, PC, UDF et UMP) avaient quittés la salle, mécontents que le « lascar » prononce son discours en anglais alors que le français est l'une des deux langues officielles du « Conseil de l'Europe » ..!
Pascal LAMY,
alors commissaire européen,
pour son utilisation systématique du globish au sein de la Commission européenne, au mépris des règles communautaires.
« L’élite française fait preuve parfois d’une grande légèreté et d’une incompréhensible cécité. (...)
Certains considèrent notre langue et son rayonnement dans le monde comme un héritage désuet et encombrant. »
Margie SUDRE
© Daniel Bertrand – droits d'auteur protégés par le code de la propriété intellectuelle – conditions d'utilisation
![]()
![]()