Article publié par The Economist le 29 novembre 2010, soulignant l'absurdité des publicités en franglais faites par beaucoup d'entreprises françaises — et en particulier par Orange, Pierre & Vacances et Etam.
Si cela vous aide, je me suis risqué à une traduction (en dessous de cette copie d'écran, please, don't make fun of me)

| Le métro parisien est devenu un riche filon pour quiconque recherche des outrages à l'encontre de la langue française. (...) Cette fois, c'est une campagne publicitaire d'Orange pour les téléphones mobiles, placardée sur les murs des stations de métro, qui a attiré toute mon attention pour sa façon de se moquer sans vergogne de ses obligations légales de traduction des mots étrangers. En Français — si on a le droit d'appeler cela ainsi —, voilà ce que l'on peut lire : « Pokez, taggez, likez ». Comme le savent tous les adolescents Français qui se respectent, il s'agit d'une référence à des actions de la version anglaise de Facebook, poke, tag ou like. Évidemment, Facebook ne reprend pas ces termes anglais dans sa version française. Il propose (sans grand enthousiasme) une traduction de ces mots, ainsi « poke » devient « envoyer un poke », « like » devient « j'aime », etc. Mais Orange a clairement décidé que de singer une Amérique cool ne suffirait probablement pas pour vendre des téléphones portables aux jeunes Français. Cette entreprise est également bien consciente du fait que, en utilisant des phrases ou des slogans en anglais, la loi française l'oblige à une traduction, ce qui en diminue toujours la portée. Il semble donc qu'Orange a décidé qu'en tripatouillant ces mots anglais en un franglais se voulant de même compréhension — likez, Jésus-Marie-Joseph — elle pouvait ainsi tranquillement contourner ses obligations légales de traduction. La vérité oblige à reconnaître que de nombreux autres annonceurs jouent avec les mêmes obligations de traduction. L'astuce consistant à n'introduire qu'un ou deux mots anglais dans une phrase en français, et donc qu'ainsi elles peuvent s'en sortir sans avoir à en effectuer la traduction. Toujours dans le métro, j'ai pu voir cette semaine « My beautiful Noël » dans une publicité pour les vacances de Pierre & Vacances, et « Have fun, c’est Noël » des lingeries Etam. Tout cela ne fait, en premier lieu, que souligner l'absurdité des règles. |
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Dois-je le dire ?
Je crains fort que l'auteur de cet article n'ai pas compris la raison du comportement de tellement d'entreprises françaises. En effet, il semble penser qu'elles agissent ainsi pour contourner la loi dite « loi Toubon » (loi nº 94-665 du 4 août 1994) relative à l'emploi et à la protection de la langue française.
À mon avis la VRAIE raison est toute autre : volonté active de détruire notre langue, inutile et désuète dans l'avènement d'un vaste marché unique et planétaire ne reconnaissant plus que le règne de l'argent, et ce bien sûr sous l'étroite hégémonie anglo-saxonne qui sert à merveille ces objectifs sous le contrôle étroit des Maîtres de Wall Street.
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Plus les serviles du « tout-anglais » se vautreront dans l’anglais - ou plus exactement le globish pour la plupart d'entre eux - plus ils passeront pour des « charlots » aux yeux anglo-saxons !
Traduction en français relevée sur le site Traducteurs.com :

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III - Chaque citoyen du continent Européen paye un impôt linguistique annuel à la Reine !
Plusieurs études universitaires, et en particulier le rapport F. Grin(1) dénoncent le fait que le choix de l'exclusivité de la langue anglaise fausse la concurrence
Ce qui paraît être clairement une évidence ne semble malgré tout pas... évidente à nos géniaux PDG aux salaires de plusieurs millions d'Euros annuels !
Et pourtant cette promotion faite à la langue anglaise et voulue par nos « élites » (sic de sic), rapporterait à la Grande-Bretagne plus de 20 milliards d'Euros par an !
En estimation, ceci reviendrait, pour chaque citoyen du continent Européen, à verser aux caisses de la Reine un impôt annuel estimé à 900 € !!!
(1) Lien désactivé, car apparemment, le site est, sorry pour ce mot, « hacké »
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