Des arpètes de la P48 à qui sont arrivées d'improbables aventures

Dernière mise à jour : 1 avril 2014

Imagine que l'on se retrouve autour d'un verre ou d'une table :-) après notre si longue séparation...
Et donc que nous ayons le plaisir de nous raconter, à tour de rôle, les aventures, histoires ou historiettes imprévues arrivées, voulues ou subies, dans nos vies mutuelles.

Cette page te propose de raconter l'histoire (avec photos, si possible) d'une aventure improbable qui t'es arrivée — avec ou contre ta volonté — et qui t'as amusé ou enchanté, ou, peut-être, que tu aurais préféré ne pas connaître.

CETTE AVENTURE N'EST PAS FORCÉMENT SURVENUE À SAINTES OU MÊME AU SEIN DE L'ARMÉE (mais bien sûr c'est super si c'est le cas).

Ce qui compte est d'amuser, de surprendre, peut-être même d'impressionner les arpètes de la P48, bref, de nous faire connaître une aventure « improbable », curieuse ou inusitée que tu as vécue.

Allez ! On se reprend un p'tit café avant que tu me racontes la tienne ???
un arpète


QUATRE P48 POURSUIVENT UNE BELLE CARRIÈRE POLITIQUE par Daniel BERTRANDgouvernement

UN LUNDI À OUBLIER par Daniel CAZES-CARRÈREnord 262

POURQUOI J'AI ÉJECTÉ UN PILOTE DE B17 DE SON MANCHE À BALAIS par Daniel KUMURDJIANB17

UN P48 DANS LES GEÔLES SÉNÉGALAISES par Gérard PYONarrestation

DEVENIR, POUR UNE JOURNÉE, SOLDAT DU XIXè SIÈCLE par Jean-Pierre PITOUSle repas

VOLER (presque) AUTANT QU'UN OISEAU par Daniel BERTRAND1ère aile


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Réservé aux P48 validés

 

insigne AM

UN LUNDI À OUBLIER   ~   POURQUOI J'AI ÉJECTÉ UN PILOTE DE B17 DE SON MANCHE À BALAIS   ~   UN P48 DANS LES GEÔLES SÉNÉGALAISES   ~   DEVENIR, POUR UNE JOURNÉE, SOLDAT DU XIXè SIÈCLE   ~   VOLER (presque) AUTANT QU'UN OISEAU

~  QUATRE P48 POURSUIVENT UNE BELLE CARRIÈRE POLITIQUE  ~
par Daniel BERTRAND (cl2)
Publié le 1er avril 2014


Nous nous souvenons tous de la période de dictature démentielle qui avait vu le jour dans le Royaume du Zembibwe en 2001, sous la houlette de l'organisation UBU et de son chef le sinistre Juvénal KAYIBANDA. Et des horribles massacres populaires qui avaient suivis.

Des mouvements rebelles étaient alors apparus, qui avaient combattus avec vaillance puis avec succès cette horrible dictature. Et en 2004, Idrissa OBOTE prit le pouvoir, mais en organisant rapidement et démocratiquement des élections nationales ! Il devint alors le 1er Président de la toute nouvelle République Démocratique du Zembibwe Équatorial.

Ce que l'on sait moins est la place tenue avec vaillance, au sein de la Résistance zembibwienne, par quatre Français amoureux de l'Afrique et plus particulièrement de l'ex-Royaume du Zembibwe.

Et ce que l'on sait encore moins est que ces 4 Français — aujourd'hui naturalisés Zembibwiens — avaient été, avant de découvrir leur immense amour pour l'Afrique et les Africains, Arpètes de la Promotion 48 !

Devenus en fait de véritables Héros nationaux au Zembibwe, nos quatre P48 furent choisis dès les débuts de la République par le Président OBOTE — régulièrement réélu dans ses fonctions présidentielles — pour tenir les plus hauts postes ministériels au sein des gouvernements qui se sont succédés.

Quatre P48 des cl1, cl2, cl3 et cl6 nous prouvent donc, s'il en était encore besoin, que Saintes fut vraiment une école de la « démerde » permettant à beaucoup d'Arpètes d'être ensuite capables de suivre des cursus surprenants et remarquables !


Élections du 1er avril 2014
Gouvernement de la République Démocratique du Zembibwe Équatorial

gouvernement


      – Philippe DERUYCK (P48 cl1), ministre d'État, ministre de la Condition Féminine, ministre du Mieux-Être en Maisons Closes

      – Paul BAUER (P48 cl2), ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Intégration Nationale des ROMS et des Communistes

      – Jean-Michel MOUTARD (P48 cl6), ministre d'État, ministre de l’Agriculture Transgénique et des Garde Champêtres d'État

      – Roland CHEVRIER (P48 cl3), ministre d'État, ministre de l'Armée de Savane, ministre de la Consommation Vinicole

poisson d'avril

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4 COMMENTAIRES

1 avril 2014
Michel BERTHOUMIEUX (cl 9) a écrit :
Excellent.... et très bon pour occuper leur retraite en poursuivant l'aventure arpètienne....

1 avril 2014
Roland CHEVRIER (cl 3) a écrit :
Bravo Daniel !!! d'égayer cette journée du 1er avril, c'est très sympa de perpétuer la tradition (eh oui à nos âges on garde encore notre âme d'enfant).
Par contre vu ma fonction, je t'autoriserai lors de ta venue à goûter au nectar de Savane crû 1969.
Allez bonne journée.

1 avril 2014
Christian MARTY (cl 6) a écrit :
Ben, je savais pas que j'avais à mes côtés une future célébrité à l'époque de la classe 6....
Félicitations Daniel, tu as bien choisi la date pour diffuser cette super info.....

1 avril 2014
Philippe DERUYCK (cl 1) a écrit :
Quelle promotion !! C'est gentil Daniel, un choc à l'ouverture (tu sais ce que c'est !!) de cette histoire, et je me suis demandé en voyant la photo ce que je faisais là !!
Mais tout d'un coup, j'ai eu une envie monumentale d'aller à la pêche..... Normal, je me suis juste rappelé que nous étions le 1er Avril.... Bien joué !!


 

 

insigne AM

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~  UN LUNDI À OUBLIER  ~
par Daniel CAZES-CARRÈRE (cl3)


Le 20 septembre 1982, embarquement dans le Nord N262 n°91 pour faire Marsan-Paris via Tours. Dans l’équipage, il y a aussi l’ADC CHEVRIER en mécano-nave.

À l’atterrissage sur la piste mouillée de Tours, le train gauche s’efface. L’avion déséquilibré glisse sur le ciment en direction de l’herbe. Le réflexe de « Cheche » permet au train complet de rentrer, l’avion s’équilibre et fini sa course sur le ventre, dans un bruit assourdissant puisque toujours sur le ciment.

Nous avons apprécié la dextérité de l’équipage car cela aurait pu très mal se finir !

atterrissage sur le ventre


Mais nos ennuis n'étaient pas terminés : transportés à la gare, le guichetier nous délivre un billet de 2ème classe pour Paris. Nous montons dans le premier train en partance pour la capitale.
Une fois en route, le contrôleur nous informe que ce train est non seulement à supplément mais en outre uniquement composé de wagons de 1ère classe... Nous avons dû nous acquitter de la différence... et d'une amende !

Décidément, ce lundi 20 septembre 1982 ne fut pas notre jour...

 

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2 COMMENTAIRES

18 mars 2014
Daniel BERTRAND (cl 2) a écrit :
Tu aurais dû pourtant le savoir, Daniel : voyager en compagnie de Roland CHEVRIER suffit pour que la vie devienne une aventure téméraire et tumultueuse ! yerk yerk yerk yerk

1 avril 2014
Roland CHEVRIER (cl 3) a écrit :
Tu comprendras fort bien mon cher Cazes, les raisons pour lesquelles j'ai été nommé Ministre d'un pays aux mille facettes !
Pour la petite histoire de cet incident :
Cela est arrivé à Tours vers 09h, et à notre grande surprise la première chose qu'ont fait les Gendarmes de l'Air......... faire souffler l'équipage dans un ballon !
Eh oui, c'était bien connu, dans le transport aérien nous déjeunions tous au vin rouge et au Calva........


 

 

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~  POURQUOI J'AI ÉJECTÉ UN PILOTE DE B17 DE SON MANCHE À BALAIS  ~
par Daniel KUMURDJIAN (cl3)


En lisant les discussions sur le B26 dans les « mots d'arpètes », une histoire m'est revenue.
C'était en 1981 ou 82 quand je travaillais avec les gars de l'IGN qui possédaient encore à l'époque des taxis plus âgés que le B26 : des B17 [1]... donnés à la France par les USA après la guerre, et avec un stock impressionnant de pièces détachées !

L'énorme avantage de ces avions était que l'on pouvait percer la carlingue pour loger différents types d'appareils d'optique, scanners, radars, caméras infrarouge, etc., car tous les câbles des gouvernes de direction et profondeur passaient par le plafond.

Pour info, j'ai volé sur cette bête célèbre pendant 1 an et pour 200 h de vol, et de plus j'ai eu le privilège de le piloter !
Par contre, j'ai connu avec elle deux grandes frayeurs !

Pour la première, on était à 30000 pieds (10 000 m) avec masque à oxygène, et tout d'un coup le pilote s'est... évanoui !!!
Le problème quand on perd conscience alors que l'on est assis dans un siège de pilote est que l'on tombe vers l'avant, et donc... sur le manche !

Du coup, l'avion est bien évidemment parti en descente accélérée, et le mécano qui faisait office de copilote a gueulé dans l'interphone que quelqu'un vienne rapidement tirer le cocher vers l'arrière pour libérer son manche alors que lui-même tirait le sien de toutes ses forces vers son bide.

Comme je me trouvais au niveau du hublot vers l'arrière, il me fallait parcourir une dizaine de mètres jusqu'au cockpit, et tout cela en m'arrêtant tous les 3 mètres pour prendre une goulée d'oxygène dans les masques répartis tout le long de la carlingue ; et sans parler des caméras et autres obstacles qu'il me fallait enjamber.
Enfin j'ai pu arriver au poste de pilotage !

De la place radio, derrière le pilote, j'ai pris un masque pour éviter le sur-accident et j'ai pu enfin tirer le cocher vers l'arrière. Mais au total on avait quand même dégringolé de 6 000 m !

B17 de l'IGN

Le B17 de l'I.G.N. à bord duquel j'ai volé pendant un an


La deuxième fois, on était en phase finale de descente sur Blagnac lorsqu'on s'est retrouvé pris dans les turbulences d'un A300 qui venait de décoller.

Je te dis pas le trou d'air engendré et la chute rapide du B17 ! Le mécano a poussé les 4 bourins à fond mais ça monte pas vite en régime ces moteurs là !!! Cependant et enfin on a pu reprendre de l'altitude ! Inutile de dire que ce fut pour nous un moment de grande frayeur...


Note_______________

[1]Premier vol du B17 : avril 1938, premier vol du B26 Marauder : novembre 1940 (note de D. Kumurdjian).

 

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1 COMMENTAIRE

10 mars 2014
Daniel BERTRAND (cl 2) a écrit :
Tu nous dit pas comment le pilote a récupéré (en mal ou en bien). C'est pas gentil ce petit dilemme dans lequel tu nous laisses, mon p'tit Daniel  :-)


 

 

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~  UN P48 DANS LES GEÔLES SÉNÉGALAISES  ~
par Gérard PYON (cl4)


(photos d'illustration non contractuelles)

Octobre 1976. Je suis mécano-nav sur Noratlas à l’Escadron de Transport 2/62 ANJOU basé à Reims [1]...

Nous effectuons régulièrement des détachements d’un mois à Libreville au Gabon et nous descendons en avion en 4 jours avec des nuits à Toulouse, Agadir, Dakar et Abidjan.

Arrivés à Dakar, nous (8 personnes) sommes invités à dîner chez un ex-navigateur de l’escadron en poste à l’ETOM.
Apéro et dîner africain donc…….

A la fin du repas, nous décidons d’aller faire un tour dans le quartier "chaud".
Nous voilà partis. Nous sommes 9 et nous nous entassons tant bien que mal dans la R16 de notre ami : 6 derrière et 3 devant dont un assis sur l’accoudoir central, la tête de travers sous le toit.

Au détour d’une ruelle, nous sommes bloqués par un taxi dont le passager est visiblement en plein palabre commercial avec une "jeune fille".

Comme il ne bouge pas je dis à notre conducteur :
« Tu ne fais pas local, klaxonne ! ». Ce qu’il fait énergiquement.
quartier chaud

Nous voyons alors sortir du taxi un policier en uniforme qui se dirige vers nous. Il commence à engueuler le collègue et lui demande de présenter ses papiers. Notre chauffeur refuse au prétexte qu'on lui a volé son portefeuille il y a 8 jours. Le ton monte.

Le policier s'abaisse à la hauteur de la vitre et là, stupeur et effarement lorsqu'il découvre le nombre de passagers !
« Mais vous êtes en surnombre, descendez du véhicule. ».
Devant notre refus, il tente d'ouvrir les portières, mais nous avons pris soin de les verrouiller. De rage, le voilà parti chercher du renfort dans les rues adjacentes.

Sentant le danger malgré notre état "conquérant" (conséquent à l'apéro africain), 4 collègues en profitent pour s'éclipser discrètement. Nous restons donc à 5 dans l'auto. Lorsque le flic revient avec de la compagnie, nous préférons le suivre au poste.

Nous entrons dans le commissariat : je vous laisse imaginer l'état et surtout l'odeur. Au beau milieu "trône" un civil assis derrière une antique machine à écrire. Notre (!) policier lui explique son affaire : surnombre de passagers, refus d'obtempérer, défaut de papiers, propos désobligeants...
hôtel de police de Dakar

Bref, nous sommes bons pour l'échafaud. Un des pilotes décide de plaider notre cause :

« Ecoutez monsieur l'inspecteur...
— Je suis commissaire de police !!
— Monsieur le commissaire, nous sommes militaires français de passage, nous n'avons jamais voulu blesser le policier, etc etc...
,
et argument massue :

— ... vous voyez bien que nous ne sommes que 5, comme autorisé sur la carte grise. Vous qui avez fait des études, vous vous rendez compte que nous sommes en règle et de bonne foi ! »

Le commissaire roule des yeux et après un temps de réflexion nous déclare :
« Je vais appeler la Base, mais en attendant, vous n'avez pas de papiers, vous êtes donc des contrevenants ».
Puis, se tournant vers ses collaborateurs : « Mettez-les sous LES [2] écrous ! ».

Ce qui fut fait !

Après le coup de téléphone du commissaire à la Base, nous avons attendu l'officier de permanence qui est venu nous récupérer au petit matin.

Nous avons donc passé quelques heures derrière les barreaux, parmi des cafards gros comme le pouce, la moiteur, l'odeur d'urine et la faune locale.

Pas vraiment le pied, mais quand même un souvenir rigolo.
arrestation


Notes_______________

[1]L’ami CHEVRIER, Cl 3, était également à Reims (note de G. Pyon).

[2]Ce commissaire devait probablement avoir un mécano dans sa famille (note de G. Pyon).

 

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1 COMMENTAIRE

19 décembre 2013
Roland CHEVRIER (cl 3) a écrit :
Eh, César !! J'étais pas dans cette galère moi, ou alors j'étais plié en 4 dans le coffre de la R16 et je n'ai rien vu, rien entendu. De plus tu sais certainement que c'est pas mon genre de traîner dans ce genre d'aventure (ouaf ! ouaf !).
Allez bonnes fêtes, @+


 

 

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~  DEVENIR, POUR UNE JOURNÉE, SOLDAT DU XIXè SIÈCLE  ~
par Jean-Pierre PITOUS (cl2)


Tout commence un jour de 1976 lors d'un repas entre arpètes sur la Base de Bricy (BA 123, ORLÉANS).

Et par un pari qui fut posé lors de ce repas : venir le lendemain manger au mess de la Base vêtus d'anciennes tenues militaires.

En fait, il n'y avait pas tout-à-fait que des arpètes à cette table du mess : un sous-officier non-arpète était également présent, mais que les P48 connaissent pourtant puisque l'ayant (fréquemment) rencontré à Saintes : l'adjudant-chef Bontemps !

Ce nom ne vous dit rien ? Mais si, souvenez-vous ! Nos bon vieux cours d'ajustage !!!

Et bien notre « prof » de la lime et de la fraiseuse, c'était lui ! (à notre époque saintaise, adjudant me semble t-il (???) T'en souviendrais-tu, J.P. ?)

« D'ailleurs, précise Jean-Pierre Pitous, il en a profité ce jour-là pour nous faire un cours sur l'affûtage des forets, comme quoi les bonnes habitudes ne sont pas perdues. »


Glisse la souris sur les vignettes
SANS cliquer

 
le repas

le repas 2

Bontemps
le repas

 

Le colonel commandant la BA 123 ayant eu vent du repas, et amusé par la facétie du pari, a proposé aux « comiques troupiers » de remplacer la garde du quartier des transmissions devant accueillir un (VRAI) général lors de la Saint Gabriel.


le colonel à la garde

le colonel à la garde 2

le colonel à la garde 3

arrivée du général
le colonel à la garde

 

Le colonel avait également proposé de faire ensuite des démonstrations de tir au Centre Émission, et bien sûr en armes contemporaines des uniformes.


Pitous et Bontemps
l'a/c Bontemps au tir

tir aux armes d'époque

la fine équipe
Pitous et Bontemps

 

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1 COMMENTAIRE

17 septembre 2013
Daniel BERTRAND (cl 2) a écrit :
Merci Jean-Pierre de m'avoir, en me parlant de cette aventure, permis d'imaginer cette page consacrée à des aventures improbables vécues par des arpètes.
J'ai bien aimé ton histoire, elle m'a amusé et les photos ont tout-à-fait l'apparence de photos d'époque :-)
(J'ai d'ailleurs eu envie, après les avoir améliorées en qualité, d'essayer de leur donner une « touche » d'époque. Je le ferai peut-être, plus tard)
Bref, une belle improbable aventure !


 

 

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~  VOLER (presque) AUTANT QU'UN OISEAU  ~
par Daniel BERTRAND (cl2)


C'est grâce à notre École d'arpètes que j'ai pu apprendre les bases du parachutisme et connaître l'immense trouille-plaisir du tout premier saut pendant les congés de Pâques 1966 (si ma mémoire ne me trahit pas).

J'ai d'ailleurs gardé un excellent souvenir des deux adjudants-parachutistes (de Pau je crois) qui nous avaient formés avec fermeté — quand il le fallait — et avec énormément de souplesse, de gentillesse et de détente le reste du temps. Je me souviens surtout de l'un d'eux, assez petit, et qui était d'un esprit malicieux et plein d'humour.


Et puis ensuite il m'a fallu attendre 1968 et ma mutation à la BA 126 de Solenzara (quelle chance j'ai eu) :

entrée BA 126

BA 126 Solenzara  vue satellite

... pour de nouveau plonger et me baigner dans le ciel et les nuages, et cette fois dans ceux de cette magnifique et fabuleuse Corse des années 60/70.

           Et bien évidemment le parachutisme...

     parachutisme à Corte       montée du col de Bavella
« drop-zone » en lisière de la baie de Corte                               col de Bavella                                    


plongée en baie de Favone           photo féminine
            en baie de Favone [*]                                       dans le maquis des rives de la Solenzara [**]

 [**] Et avec toujours une bonne pensée pour l'officier-
       économiste de la BA 126 m'ayant quasiment offert le
       local et tout l'équipement nécessaire pour me faire un
       labo-photos.
[*] Si ma mémoire est bonne, c'est à Moumousse (cl2)
     — venu rejoindre la BA 126 vers 1970/71 (?) —
     que j'ai vendu ma combinaison de plongée peu avant
     mon départ de l'armée (et de Corse).

 

Puis de 1972 à 1973 inclus, plus de sous (« émigré » à Paris, j'étais retourné à l'école !), et s'il me restait heureusement la photo (et pour cause !), PLUS de moto, PLUS de plongée sous-marine, et bien sûr plus de parachutisme !


Et même... je ne ferai en fait PLUS JAMAIS de parachutisme. Car......

... un nouveau sport, le Vol Libre, était en train de naître et dès que j'en entendis parler en début 1974 et la photo commençant à me rapporter quelques sous, je me mis à sa recherche et 8 jours après, sans même avoir encore la moindre idée de l'utilisation de ce truc, j'achetais (d'occase, pas fou !) ma 1ère aile, un DANIS SK2 (nettement de forme « triangle delta » comme toutes les — rares — ailes de l'époque).

Note :
la marque « Deltaplane » venait déjà de faire faillite après un an d'existence, ce qui n'a pas empêché les journalistes — et donc ensuite le public — à donner le nom de cette marque à notre sport.

Désolé, mais cette activité (très) sportive ne s'appelle pas et ne s'est JAMAIS appelée le deltaplane mais le Vol Libre, le planeur une Aile, et les pratiquants des Libéristes.
licence FFVL


première aile

Avril 1974 – Si ma barbe et mes cheveux ont (bien-bien) poussés depuis janvier 72, mes ailes sont encore symboliques :
premiers apprentissages dans les dunes du Nord (le sable étant plus doux que le rocher).


Markstein

Septembre 1974, petits progrès : 1ère ascendance au ras des sapins du Markstein (Vosges), juste après le décollage.
Et déjà le Canon F1 motorisé accroché au nez de l'aile pour auto-photographier ma bouille d'oiseau heureux !


Deux ans et trois ailes plus tard, je passais et réussissais le diplôme fédéral d'« Initiateur » (précédent le monitorat) puis en 1977 celui de « Moniteur Fédéral ».
Et 3 ans plus tard, celui d'ULM pendulaire (Aile motorisée).

cours ULM

Années 80/86 (1983 ?) – Mon ULM pendulaire biplace-école. Un peu rustique mais parfait pour sa solidité et sa fiabilité.
Dernières consignes à l'élève, avant le décollage (il sera assis sur le siège avant et moi à la place arrière, prêt à intervenir ou à corriger lorsque — souvent — nécessaire !).

 


Mais j'en arrive à mon « improbable aventure » dont je suis persuadé que je n'aurais jamais eu le culot de la tenter si j'avais suivi dans ma prime jeunesse une autre voie de formation et d'apprentissage de la vie que celle « à la débrouille » et au mental réactif que nos Éducateurs nous ont appris, à nous les Arpètes.


À la mi-1980, avec toute mon audace (ma naïveté ?), toute mon ignorance, mais aussi TOUTE ma GROSSE envie, (presque) tout seul avec mes petits doigts (et quelques super-copains en prête-noms bénévoles), j'osai me lancer en kamikaze dans l'édition mensuelle d'une revue consacrée au Vol Libre (8000 licenciés SEULEMENT, et donc sans doute moins de la moitié de lecteurs clients : sortir à 6000 exemplaires était largement suffisant !).

Pratiquement sans financier(s), ex-petit-arpète devenu à la fois directeur de publication, rédac'chef, rédacteur, photographe, secrétaire, dactylo, standardiste, je me sentais parfois bien seul dans mon tout petit bureau du 12ème arrondissement, surtout quand approchait la date de la prochaine édition et commençaient les appels téléphoniques de plus en plus pressants de l'imprimeur !!!


ET POURTANT ÇA A MARCHÉ :

Finesse 10

 

Bon d'accord ! Ça n'a pas marché très longtemps (3 ans seulement).

Le manque d'argent (et donc de salaire décent), mais la fatigue aussi : quasi tout seul, c'était un sacré boulot, et voler 3 jours par semaine, en outre avec des ailes toutes différentes — et parfois prototypes pas toujours bien au point — demande aussi une sacré forme, sans compter les allers-retours incessants Paris-Alpes, Paris-Vosges, Paris-Jura, et même parfois Paris-Pyrénées !

Pas trop de déception à baisser les bras, car cela avait bien sûr été largement envisagé dès les débuts : quand j'avais décidé de me lancer dans cette folie, je ne pensais même pas que cela durerait si... longtemps (sic).

Mais surtout, pendant ces trois ans, j'ai vécu immensément H E U R E U X !

Comme un oisillon dans le bleu d'un ciel printanier...

Note_______________

Finesse 10 n'a pas totalement disparu avec mon départ. Il a été repris et vivota quelque temps (1 an, 1 an 1/2 ?) par mon principal sponsor, fabricant d'Ailes (représenté dans l'ours par le prête-nom Marc Pouillard), qui pensait que la revue lui donnerait une image favorable. Ce qui n'a pas empêché le dépôt de bilan de son entreprise peu après...

 

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2 COMMENTAIRES

22 octobre 2013
Roland CHEVRIER (cl 3) a écrit :
Toujours très préoccupé des choses de l'Air, je pense tout de même que tu as du te régaler pendant quelques années. Malheureusement, bien des fois la passion ne nourrit pas son homme.

6 novembre 2013
Christian MARTY (cl 6) a écrit :
Daniel, je viens de lire ton parcours de "libériste" et le nom de ta première aile m'a rappelé que mon frère cadet (libériste et parapentiste depuis presque le début de ce sport) a eu sa première aile achetée à B. DANIS et qui s'appelait, je crois : modèle "SABRE". C'était juste pour le "clin d'oeil".

Note de D.B. : merci Christian, et toutes mes amitiés complices et libéristes à ton frère. Mais participait-il à mon immense fortune en achetant Finesse 10 tous les mois ??? :-)))

moi sur Sabre  moi aussi j'ai eu un SABRE, tra là là ! (ici, au Cap Blanc-Nez en ?1979?)

Bernard DANIS a été le 1er « libériste » Européen.
Bien avant que je le connaisse, son coup d'éclat fut — en 1969 si ma mémoire est bonne — de survoler la Seine (aïe les ponts : il passait DESSOUS le fou !!!) avec l'ancêtre de l'Aile : un cerf-volant tracté par un hors-bord. La télé, Paris-Match en firent évidemment leur « événement du mois ».

Plus tard — vers 1972/73 — Bernard arrêta de voler (l'alcool, déjà !) et devint fabricant d'ailes à Maisons-Alfort (94), mais pas vraiment inventeur-créateur : il copiait l'animal, et ça le faisait rigoler (même s'il est sans doute un peu l'une des raisons du dépôt de bilan de Deltaplane).
D'ailleurs le SABRE, sorti vers 1980, était une copie quasi-conforme de l'ATLAS, une EXCELLENTE aile du 1er fabricant mondial de l'époque : « La Mouette » (Dijon) des frères Jean-Marc et Gérard THÉVENOT (Jean-Marc ne volait pas du tout, mais Gérard a été Champion de France au moins 10 ans, et aussi Champion du monde).

Pour en revenir à DANIS, à l'époque où ton frère a acheté son SABRE, Bernard se tuait déjà au mélange tabac (plus que moi encore, c'est dire) + alcool ! Le voir « bourré » dès 10h du mat', et tenant à peine sur ses jambes après le repas de midi me navrait, j'en ai même eu une fois — réellement — les larmes aux yeux de voir un si grand « casse-cou » se bousiller ainsi :-(
Il n'est pas revenu de son 3ème envol pour Henri Mondor (le grand hôpital de Créteil).

 

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Caractère(s) accentué(s) en minuscule = SAINT-EXUPéRY ou saint-exupéry !


   

 

~ LE BLOC-NOTES DES ARPÈTES DE LA P48 ~

accueilli par , portraits et nus féminins – photographies

© Daniel Bertrand – droits d'auteur protégés par le code de la propriété intellectuelle – conditions d'utilisation

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